Le bocal à poissons rouges et son ciel rose, métaphore de Jérusalem.
Les poissons rouges, blancs et oranges, les uns sur les autres, tournent en rond dans une danse absurde.
Je ne sais toujours pas comment définir Jerusalem, du moins la vieille ville.
Il y a une ambiance... bizare. Je ne sais pas si l'on peut qualifier ça de pression ambiante.
Peut être ne connais-je pas assez la religion, je veux dire en général, et ainsi l'histoire de cette ville pour resentir ce pouvoir, cette sensation intense dont tout le monde parle lorsqu'il évoque Jérusalem.
La ville semble reposée lorsque ses rues sont vides. Comme si elle reprenait son souffle. C'est ça, comme si la terre retenait son souffle lorsque les ultras religieux foulent son sol. Après plusieurs jours à y vivre, la ville me semble tout à coup folle. Ville acceuillante et apaisante, Jerusalem, ses murs, sa terre, sereine. Mais Jerusalem pleines de ses hommes, folie.
On y croise des groupes en visites organisées, le guide tient une grande croix et les touristes chacun une petite, rubis incrustés, la serrant si fort qu'ils semblent la tenir comme un crucifix face à des démons. On y rencontre des groupes de japonais appareils en main photographiant tout TOUT comme s'ils avaient enclenché le mode rafale en permanence. Des filles en mini jupes croisent des religieux juifs enveloppés dans des sortes de peignoirs blancs ou noirs avec une sorte d'énorme chapka sur la tête. Des femmes s'étalent sur ce que l'on dit être le dernier lit de jésus et pleurent toutes les larmes de leur corps.
Je ne sais pas si cette ville me fait peur.
Elle semble pleine d'illuminés.


Bonjour Mouna.
RépondreSupprimerCette approche de la Ville d'une manière particulière (pèlerinage sur les traces d'un poète et non pèlerinage mystique) m'intéresse beaucoup. Ton émotion (que tu nous fera partager) sera celle du prisme optique et non celle de la pensée. Ne lis le livre de regis Debray "Un Candide en terre sainte" qu'à ton retour.
Phil le pote de ton papa